Les attaques par canaux auxiliaires ciblent les implémentations cryptographiques en mesurant des grandeurs physiques telles que la consommation de courant ou les émanations électromagnétiques lors de l'exécution des fonctions cryptographiques sur un système. Les traces ainsi obtenues sont ensuite exploitées dans le but de retrouver des clés secrètes de chiffrement ou de signature. Parmi les contre-mesures utilisées, le masquage est une technique consistant à découper les variables secrètes en n parties, appelées "shares", de manière à ce que la recombinaison de n - 1 shares ne donne aucune information sur le secret. L'absence de fuite secrète dans les implémentations logicielles et matérielles des schémas de masquage a en général besoin d'être vérifiée, et plus particulièrement à mesure que le modèle utilisé pour les fuites est précis.
La présentation abordera premièrement une nouvelle méthode de simulation et de vérification du masquage d'implémentations cryptographiques matérielles et logicielles nommée aLEAKator en présence d'effets matériels tels que les transitions et les glitches. La seconde partie de la présentation sera consacrée à une nouvelle méthode d'élimination automatique des fuites identifiées au sein d'implémentations logicielles masquées exécutées sur des processeurs généralistes en présence de ces mêmes effets.