- Laboratoire d’informatique Sorbonne Université - CNRS UMR 7606

Le LIP6 soutient la campagne Octobre Rose de prévention contre le cancer du sein

À la rencontre de... Sylvain Feruglio

À la rencontre de... Sylvain Feruglio

Enseignant-chercheur au sein de l'équipe SYEL, Sylvain Feruglio travaille sur de nombreux projets de recherche en ingénierie biomédicale, des travaux qui ouvrent la voie à la santé et aux soins de demain !

Q. D’où viens-tu et où vas-tu ?

Je suis Sylvain Feruglio, enseignant-chercheur à Sorbonne Université depuis bientôt 20 ans. Actuellement, j’enseigne en licence EEA (Électronique, énergie électrique, automatique), au sein des masters de sciences de l’ingénieur et d’informatique, ainsi qu’à Polytech Sorbonne. J’interviens également dans quelques formations en médecine.

Côté recherche, je fais partie de l’équipe SYEL (Systèmes Électroniques) du LIP6 et suis spécialisé dans la modélisation et la conception de systèmes embarqués intelligents, principalement dédiés au biomédical et à la santé. Que ce soit en recherche ou en enseignement, j’essaie globalement de contribuer au bon fonctionnement et au rayonnement de l’électronique et de l’informatique au sein de Sorbonne Université, et au-delà.

Q. Sur quoi travailles-tu actuellement ?

Je porte actuellement plusieurs projets de recherche en ingénierie biomédicale, tels que SpinalMOT qui vise à monitorer l’état fonctionnel de la moelle épinière pendant une chirurgie du rachis, ou PERIFLOW où l’objectif est de développer, pour les services d’urgences médicales, un dispositif intelligent non invasif permettant de mesurer le flux sanguin périphérique. Sur ces projets, j’ai réussi à constituer une équipe de jeunes formidables (Clément Chamayou, Hang Li, Joséphine Masini, Romain Revillot, Wenzheng Wang), avec lesquels il est très agréable de travailler, et je tiens à leur rendre hommage. Cela m’a permis de participer aussi à l’encadrement de nombreux stagiaires venant d’horizons très différents du LIP6, comme Léo Govindarassou en génie mécanique, ou Tania Ricco, une kinésithérapeute ayant repris les études. Le FabLab de Sorbonne Université, avec le concours de Manuel Bouyer, est aussi d’une grande aide pour le développement rapide de prototype matériel.


Illustration du projet SpinalCOM/SpinalMOT

En parallèle, je participe à d’autres projets associés consacrés aux systèmes hétérogènes frugaux. Ici, les problématiques sont souvent liées à la miniaturisation, à la faible consommation d’énergie, ou encore au bruit et aux signaux parasites liés à la captation au sein d’environnements dits «hostiles», comme un bloc opératoire, par exemple, ou même l’océan !

À côté de ces projets, j’essaie aussi de contribuer, avec mes collègues proches, à une meilleure visibilité de l’électronique en participant à des actions locales et internationales, comme l’organisation de conférences, de journées thématiques, etc. Je suis, par exemple, souvent impliqué dans l’initiative T-CAPES de Sorbonne Université, dans le GDR SOC2 du CNRS, dans le CEMIP/CNFM, ou encore dans diverses conférences IEEE. Le mois prochain, on m’a proposé de participer à Vivatech avec la jeune start-up OSMO Medtech et le SUMMIT de Sorbonne Université.

Comme tout chercheur, je participe également au montage de collaborations scientifiques à travers des projets ANR, européens ou autres. J’essaie d’y fédérer les collègues sur des thématiques scientifiques communes.

Enfin, avec les collègues, on travaille aussi constamment à améliorer et moderniser nos enseignements.


À gauche : Évolution de la saturation de l’hémoglobine en oxygène par différentes méthodes d’estimation (Projet PERIFLOW). À droite : Schéma de principe du système LigaPC pour l’étude de l’état des ligaments de la cheville (Projet LigaPC)

Q. Comment s’organise ta semaine ?

Mes semaines ne sont jamais les mêmes. Avec l’enseignement, la recherche et les aspects administratifs, on ne s’ennuie vraiment pas. En ce moment, je suis en demi-CRCT, ce qui signifie que je suis déchargé de la moitié de mes enseignements. Chaque semaine, je navigue tout de même entre le campus Pierre et Marie Curie et l’université Gustave Eiffel / ESIEE Paris, sans oublier les déplacements réguliers pour les expérimentations et tests à réaliser chez différents partenaires académiques et industriels, en Île-de-France principalement.

Q. Quelle est une chose que les gens ne comprennent pas sur ton sujet de recherche ?

À l’origine, je travaillais sur le bruit et les signaux parasites dans les systèmes électroniques. C’est très mathématique et lié à la physique des composants. Ça paraissait assez nébuleux pour «madame et monsieur tout le monde». Quand je suis arrivé au LIP6, les aspects système ont commencé à prendre une part plus importante dans ma recherche. Dorénavant, le côté applicatif associé rend les choses plus simples à aborder, si l‘on ne rentre pas dans les détails. C’est aussi notre rôle d’être pédagogue.

Q. Qu’est-ce qui te passionne à propos de ton sujet ?

Ce qui me passionne dans l’ingénierie biomédicale, c’est que ce sont des choses très concrètes qui ont vocation à contribuer positivement à la société dans un avenir pas trop lointain ! De plus, cela associe de nombreux domaines de l’ingénierie, ce qui induit beaucoup de discussions et d’échanges riches avec des mécaniciens, médecins, investisseurs... mais aussi beaucoup de complexités du fait de cet écosystème et des thèmes abordés.

Q. Qu’est-ce que tu espères accomplir pendant ton séjour au LIP6 ?

J’espère aider à faire progresser les sciences, permettre d’un peu plus fédérer autour de l’Electronique-Informatique à Sorbonne Université et, au-delà, contribuer à former de jeunes scientifiques, et continuer à apprendre grâce à tout cela.

Q. Quelque chose à ajouter ?

N’hésitez pas à venir échanger en tour 24-25, 5e étage !